Les prémices
Transports Canard est une entreprise d’exploitation de lignes d’autobus fondée le 13 février 2000 par l’ancien professionnel du transport de voyageurs Marshall Taimesat en réponse à l’appel d’offre de la commune d’Arnolpheville pour la création d’un réseau municipal. La structure locale parvient à remporter l’appel d’offre et se développe autour de l’ex-gare routière d’Arnolpheville, située rue Archambaud, et qui devient pour l’occasion le dépôt de véhicules de la compagnie. Le premier projet prévoit le déploiement de quatre lignes radiales autour de la gare centrale d’Arnolpheville.

2000 – 2011 : L’expansion de la compagnie et de son réseau
Les deux premières années de la compagnie serviront à préparer le terrain pour l’inauguration du réseau. Tandis que la municipalité d’Arnolpheville installe des abribus aux principaux pôles du réseau, Transports Canard se charge des totems, de l’aménagement du centre bus d’Archambaud, du recrutement et de la formation de chauffeurs et bien sûr de l’achat du matériel roulant. Pour la première ligne, la jeune compagnie procède à l’achat de quatre standard neufs Setra S 315 NF.
Finalement, la première ligne, l’actuelle ligne 1 (Gare Centrale <> Le Cône de Nimrod), est inaugurée pendant l’été 2002 à l’occasion du 44ème Concours Ornithologique International d’Arnolpheville -en l’honneur duquel a été nommé la compagnie-. Dans le même temps, Transports Canard s’essaye aux modes de propulsion alternatifs en commandant en 2003 une petite série de trois midibus hybrides Mercedes-Benz Cito destinés aux lignes saisonnières ou autres dessertes temporaires et en montant fin 2004 une cuve à GNV dans le dépôt d’Archambaud..
Au milieu des années 2000, Transports Canard agrandit son réseau des trois autres lignes du premier schéma de desserte. Fin 2004, la ligne 2 (Gare Centrale <> Aéroport-La Beauté) est inaugurée. Répondant à une forte demande, cette desserte extrêmement fréquentée se caractérisera rapidement par une fréquence très soutenue, nécessitant l’investissement dans des véhicules de très grande capacité. Début 2005, c’est autour de la ligne 4 (Gare Centrale <> Gare de Quarabeaux) d’être mise en service. Prévue pour 2006, la ligne 3 (Gare Centrale <> Tératopole) sera maintes fois retardée par la mairie de Spartanville qui peine à s’accorder sur le tracé. Finalement, la ligne peut être inaugurée en 2010. Pour l’équipement de toutes ces lignes, Transports Canard diversifie ses fournisseurs : l’opérateur s’adresse d’abord à Scania pour acheter treize Omnicity G (les sept premiers seront bien livrés en 2004, les six autres en 2010 et seront donc des Omnicity de seconde génération) puis commande à Heuliez Bus neuf GX 317 avec une motorisation au gaz naturel et enfin deux bus de grande longueur S 319 NF chez Setra.
Parallèlement à son activité urbaine qui sollicite la majorité de ses ressources, Transports Canard met sur pied des filiales destinées au transport en autocar. En 2006, est crée Canarama by Transports Canard destinée au transport touristique. En 2007 vient Gran Canard Services davantage axée sur les services d’excursion à proximité de la métropole et enfin en 2009 les services scolaires S. L’équipement de ces filiales se fait progressivement avec deux fournisseurs principaux : Temsa et Neoplan. Pour Gran Canard Services, Transports Canard reçoit d’abord deux Temsa Safari TB en 2007, puis trois Neoplan Trendliner et un midicar Irisbus Midys en 2008 et enfin cinq Temsa Safari RD en 2010. Pour les lignes S, la firme reçoit trois jumbo-cars Temsa Tourmalin Box en 2009. Pour la filière haut de gamme Canarama, Transports Canard se procure en 2006 un Neoplan Starliner N 516 SHD puis complète la dotation avec deux Temsa Diamond (un standard et un long) en 2009.
A la fin des années 2000, Transports Canard et la métropole d’Arnolpheville dressent un deuxième schéma de développement incluant trois lignes supplémentaires. Leur mise en place se fait rapidement et c’est ainsi que l’année 2011 voit la consolidation du réseau urbain. Sur la période 2010-2011, trois nouvelles lignes ouvrent successivement : la ligne 6 (Grand Palais <> Bourdieu-Antigone) en juillet 2010, la ligne 7 (Grand Palais <> Port Fluvial de Léonville) en juillet 2011 et enfin la ligne 5 (Cité de l’Art Contemporain <> Pôle Caffarelli) en décembre 2011. Du fait de cette salve d’inaugurations, le matériel roulant s’enrichit considérablement et le centre bus d’Archambaud doit être agrandi. Ainsi, arrivent en 2010 six articulés Scania Omnicity G II et huit midibus Irisbus Europolis à propulsion hybride. En 2011 les rejoignent la bagatelle de vingt-sept Scania Omnicity II standard au gaz naturel suppléés de onze Volvo 7700 Hybrid et neuf bus courts Scania Carsa Midicity. Scania, dont le modèle Omnicity a donné entière satisfaction, s’impose alors comme le fournisseur attitré des bus urbains Transports Canard pour la première phase du réseau.
2012 – 2020 : une période de stagnation
Le reste des années 2010 sera une période d’accalmie pour Transports Canard qui procède à quelques enrichissements de parc roulant tandis que la métropole d’Arnolpheville investit alors peu dans le réseau.
Sur le réseau urbain Citycanard, la seule nouveauté est l’arrivée en 2016 de cinq articulés Volvo 7900A Hybrid pour compenser l’augmentation continue de la fréquentation de la ligne 2. Plus de nouveauté du côté des services de transports en car : sur le réseau scolaire S, trois Fast Starter 2 sont reçus en 2013, suivis de deux Fast Scoler 5 en 2015. En 2020, la commande de quatre Temsa LD 13 poursuit la modernisation des dessertes scolaires. Du côté de Gran Canard Services arrivent coup après coup huit Fast Starter LE en 2015, premiers cars de type low entry de Transports Canard, et cinq Neoplan Jetliner C en 2016. Chez Canarama by Transports Canard, une grosse commande de cinq Neoplan Starliner de seconde génération en 2014 (trois standards et deux longs) permet de donner carrure et cachet à la filiale.
2021 – 2024 : arrivée de la propulsion électrique et deuxième expansion du réseau urbain
Dès les années 2020, la métropole d’Arnolpheville se remet à investir dans Transports Canard, ce qui permet à la compagnie de procéder à une très grande extension de son réseau urbain.
Le nouveau schéma de développement soumis en 2020 est très ambitieux puisqu’il prévoit la conversion des lignes 1, 2 et 3 en lignes à haut niveau de service en site propre intégral et la création de six nouvelles lignes urbaines Citycanard. L’année 2023 voit se concrétiser la majeure partie de cette phase de développement : en janvier 2023, sont mis en place les lignes à la demande 901 (secteur Haut-Frâchay-Léonville) et 902 (secteur Quarabeaux). En février 2023, la nouvelle ligne 10 (Le Cône de Nimrod <> Quarabeaux-CRT) devient la première ligne 100% électrique du réseau Transports Canard. En mars 2023, la ligne 9 (Le Cône de Nimrod <> Haute-Vindicte) est inaugurée (la gestion est toutefois gérée alors par la ville de Frâchay-la-Vindicte dans laquelle circule la totalité de la ligne). En avril 2023, les lignes 2 et 3 deviennent les lignes à haut niveau de service CX-2 et CX-3, formant le nouveau sous-réseau Citycanard Express. Elles deviendront progressivement 100% électriques. En septembre 2023, les lignes 8 (Europlace <> Tératopole), 11 (Dappes <> Tératopole) et 61 (Gare-Bruneroche <> Jolimont) sont mises en place à leur tour. En décembre 2023, la ligne 60 (Lycée H. Daumier <> Préfecture) conclut la création de nouvelles lignes du troisième schéma de développement. La ligne 1 est plus tardivement convertie en LHNS et devient la ligne rapide CX-1 en janvier 2025.
Transports Canard entame à la même période un ambitieux programme d’électrification de son réseau : tout d’abord, un deuxième dépôt est construit et inauguré en janvier 2023 dans le quartier de Bellevarde, au Nord de Léonville-sur-Arnolphe, et en reprend le nom. Celui-ci se dote d’un centre de recharge de véhicules électriques alors qu’Archambaud conserve l’entièreté du parc urbain thermique. Du fait d’une stratégie d’électrification de plusieurs lignes structurantes, le nouveau centre bus s’imposera rapidement comme l’égal d’Archambaud en terme de taille et d’importance technique. Parallèlement, la ligne 10 reçoit une borne de charge en terminus dès son inauguration. Un semblable équipement investit la ligne 7 en juin 2024.
De plus, cette impressionnante salve de nouveauté couplée à une expansion de l’énergie électrique conduit à d’importants mouvements du côté du parc roulant. Côté électrique, les gros contrats se succèdent : Transports Canard passe commande de onze articulés Hess LighTram 19 TOSA, premiers véhicules électriques de tout le réseau, puis vingt-trois standards typés BHNS Irizar ie Tram 12 et vingt-trois mégabus bi-articulés Hess LighTram 25 TOSA. En 2024, ce sont vingt-et-un standards Hess LighTram 12 Plug puis quatre articulés Volvo 7900A E et dix-sept articulés typés BHNS Irizar ie Tram 18 qui sont commandés. Côté thermique, quelques nouveautés à mentionner comme cinq Volvo 7900 Hybrid à empattement court en 2023, puis trois Volvo 7900A Hybrid supplémentaires en 2024. Dans le même temps, Transports Canard entame ses premières réformes, les plus vieux matériels roulant tutoyant maintenant les vingt ans d’âge. En 2023, les S 315 NF et S 319 NF disparaissent grâce à la libération massive d’Omnicity plus récents du fait de l’arrivée des LHNS. Ce sont en suite les Cito qui disparaissent en fin d’année, remplacés par les 7900 Hybrid 10 m. En 2024, les GX 317 quittent le réseau, poussés vers la sortie par le LighTram 12 Plug. Enfin, en fin d’année, les Omnicity G de première génération mettent fin à une longue et exténuante carrière remplacés par les nouveaux articulés Volvo (ce qui n’empêchera pas l’Omnicity G n° SN1907 préservé à titre de futur véhicule de collection de refaire une apparition à Noël 2025 sur une navette de concert).

Depuis 2025 : A la conquête de la périphérie
Début 2024, Transports Canard et la métropole d’Arnolpheville présentent conjointement leur quatrième schéma de développement, encore une fois extrêmement ambitieux. Au programme, la création de cinq nouvelles lignes urbaines Citycanard mais surtout l’expansion de Transports Canard en moyenne et grande couronne, entraînant la segmentation des services réguliers Transports Canard en trois activités : Citycanard se maintient pour les lignes urbaines tandis qu’apparaissent le réseau suburbain Metrocanard et le réseau interurbain Regiocanard pour lesquels sont planifiés respectivement quatre et trois nouvelles lignes radiales. De plus, ce schéma prévoit la construction d’une ligne structurante de tramway entre les Dappes et l’Aéroport de La Beauté : la future ligne TX-1 qui doit à terme remplacer l’actuelle ligne CX-2 et une grosse partie de la ligne 4.
Les premières nouveautés induites par ledit schema sont effectives à la fin 2024 puis celles-ci s’étalent jusqu’en 2026. En décembre 2024, la ligne Citycanard 63 (Europlace <> Stratoparc) est inaugurée. En février 2025 est inaugurée la ligne 64 (Hôtel de Région <> Europlace). En mars 2025, Transports Canard récupère l’exploitation de la ligne 9 avec son propre matériel roulant. En avril 2025, la ligne 12 (Gare Centrale <> Stratoparc) est mise en service, suivie en mai 2025 de la ligne 13 (Haute-Vindicte <> Aéroport-La Beauté) et enfin en juin 2025 de la ligne circulaire 62 (Parc des Cygnes <> Beaux-Arts) qui améliore la desserte du centre historique. A la fin 2025, les réseaux Metrocanard et Regiocanard se mettent à leur tour en place : du côté de Metrocanard, la ligne 101 (Hôtel de Région <> Delalaune-Coinconchy) ouvre le bal en août 2025, suivie par la ligne 102 (Stade de l’Orénoque <> Junemont) en septembre 2025, la ligne 103 (Europlace <> Surchambaud-lès-la-Beauté) en octobre 2025 et enfin la ligne 104 (Porte de la Vindicte <> La Tête-sur-Arnolphe) qui ferme le cycle en janvier 2026. Côté Régiocanard, les lignes 201 (Le Cône de Nimrod <> Ganassy) et 202 (Le Cône de Nimrod <> Valussargues) ouvrent en novembre 2025 et la ligne 203 (Gare-Bruneroche <> Val d’Artena) en décembre 2025.
A l’été 2025, Transports Canard ouvre à titre expérimental deux lignes nocturnes : les lignes z1 (circulaire Gare Centrale <> Gare-Bruneroche) et z2 (Parc des Cygnes <> Haute-Vindicte). Face à l’engouement du public, il est décidé d’en faire un réseau nocturne permanent : Citycanard Night, effectif dès la rentrée 2025.
Au niveau de l’infrastructure, plusieurs grosses nouveautés marquent l’année 2025. La première est la mise en service d’un troisième centre-bus à Delalaune-Coinconchy pour l’exploitation des lignes Metrocanard et Regiocanard. La deuxième est la généralisation à toutes les lignes d’un abribus standardisé à l’initiative de Transports Canard, celui-ci remplaçant les anciens totems et abribus municipaux. Parallèlement, les travaux pour la création de la ligne TX-1 sont entamés.
Au niveau du parc roulant, pas de réforme mais de nombreuses commandes en 2025 : Du côté des bus thermiques, Transports Canard achète vingt-neuf standard Isuzu Citiport au gaz naturel et treize midibus Isuzu Citibus pour le réseau Citycanard, onze midibus à gabarit très réduit Otokar Navigo C pour les lignes TàD, vingt-sept cars standard Isuzu Kendo au gaz naturel et sept midi-LE Otokar Vectio U LE pour Metrocanard et enfin onze cars à deux étage de très grande capacité Neoplan P06 Skyliner et sept midicars Temsa MD7 pour Regiocanard. Sur ce dernier réseau, quelques anciennes séries comme le Starter LE et le Jetliner C sont également mis à contribution. Du côté des véhicules électriques, outre cinq minibus Otokar e-Centro C, d’autres très gros contrats se mettent en place : pour Citycanard, les Hess LighTram 12 Plug et LighTram 19 TOSA sont reconduis avec respectivement seize et dix-sept voitures supplémentaires tandis que sept midibus Hess LighTram 10 Plug sont également commandés. Pour le réseau Metrocanard, Transports Canard conclut l’achat de vingt-cinq midi-LE Temsa MD9 electriCITY. Hess, Anadolu Isuzu et Temsa s’imposent comme les principaux fournisseurs de Transports Canard.
En 2025 toujours, l’activité de transports occasionnels et scolaires est entièrement restructurée : toutes les filiales sont dissoutes et leurs activités respectives sont regroupées sous la bannière Transports Canard et transférées au centre-bus Delalaune. A la rentrée 2025, les lignes scolaires S sont rattachées à Metrocanard ou Regiocanard.

Un mot sur le nom et la livrée
La livrée verte métallisée agrémentée d’une aile latérale blanche est la caractéristique majeure de l’identité de Transports Canard depuis la création de la compagnie. Mais d’où vient-elle ?
Le nom et la livrée de la compagnie ont été imaginés et adoptés conjointement en 2002 à l’issue du Concours Ornithologique International. Cet évènement annuel se déroulant à Arnolpheville est la manifestation la plus renommée et la plus caractéristique de la métropole. Elle récompense chaque année des travaux scientifiques et artistiques en rapport avec le monde avien. De plus, l’évènement déclencheur dans le choix définitif de l’identité de la compagnie est survenu pendant cette 44ème édition avec la nomination pour le premier prix scientifique de l’institut ornithologique de La Tête-sur-Arnolphe et son étude détaillée d’un oiseau très apprécié et habituel de la rivière Arnolphe; le canard colvert. Les coloris retenus font écho à la célèbre tête verte irisée de cet anatidé et à son collier blanc tandis que le motif latéral s’inspire d’une aile d’oiseau fendant l’air.